Archives de Tag: FdG

A Hénin-Beaumont, Marine repart au front

La tempête est passée. Le calme est retombé sur Hénin-Beaumont. Les urnes ont rendu leur verdict laissant la vie reprendre son cours normal loin de l’agitation médiatique qui avait ébranlé la ville et ses habitants. Mais ce n’était que temporaire… Bientôt trois mois après ces élections législatives qui laisseront trace, la ville s’est à nouveau mise en émoi. En effet, la grande braderie de septembre est l’occasion pour les ténors politiques de faire leur rentrée. L’édition de 2012 n’a pas manqué à la règle. Ainsi, pas moins de sept partis politiques ont pris place dans le jeu de la déambulation de stands en stands et de la distribution de tracts. Mais surtout, c’est Marine Le Pen dont la venue était annoncée en grande pompe qui a mobilisé l’attention. La candidate du Front National, tombé au combat à 118 voix près est revenue au front ce dimanche et s’est à cette occasion permise bains de foule et séances de dédicace.  Sa présence aux côté des Héninois était également l’occasion de prouver l’implantation sur le long terme du Front National dans le bassin minier.
Quant à Jean-Luc Mélenchon, il était le grand absent de ce rendez-vous politique majeur. Mais le leader du Front de Gauche n’abandonne pas pour autant le bassin minier. En effet, Jean-Luc Mélenchon était de retour le 6 Septembre dernier dans le Pas-de-Calais pour faire d’Hénin-Beaumont la première étape de sa campagne contre le traité européen. Un débat fort d’enjeux quand on sait qu’Hénin-Beaumont a plébiscité  le Non à plus de 75 % au référendum de 2005. L’objectif tacite de cette visite surprise était aussi de griller la politesse à Marine Le Pen et de se faire pardonner son absence à la braderie. Car Mélenchon a beau se présenter comme une rempart au Front National, il a laissé la vague bleue marine se répandre sur la braderie, qui avait alors comme un goût de campagne électorale. Et pour cause, à Hénin-Beaumont, nombreux sont ceux qui assurent que le recours déposé par Marine Le Pen suite à sa défaite peut aboutir, provoquant alors des élections législatives anticipées. Dans le même temps, l’ombre des municipales de 2014 est le sujet de toutes les spéculations et réserve déjà son lot de trahisons, de calomnies, de menaces et d’intimidations dont Hénin-Beaumont est si friand.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tagué , , , , , , , , , , , , , , , ,

La guerre des fronts n’aura pas lieu

Jean-Luc Mélenchon perd pour la seconde fois le duel qu’il avait engagé avec Marine Le Pen. La présidente du Front National, bien implantée localement est arrivée en tête du premier tour avec plus de 40 % des voix. Mais surtout, le candidat du Front de Gauche a été devancé par son concurrent socialiste, Philippe Kémel qui sera donc au second tour. Pourtant favori des sondages, Mélenchon n’a pas réussi son pari de se présenter face Le Pen dans un duel inédit dans l’histoire de la Ve République.

Jean-Luc Mélenchon, arrivé surprise à Hénin-Beaumont quelques jours seulement après la présidentielle n’avait que quatre semaines pour séduire. Cela ne l’a pas empêché de mener une campagne dynamique, en multipliant les réunions publiques, les meetings en plein air et surtout en menant une marche pour la fraternité et contre l’austérité qui avait alors rassemblé plusieurs milliers de personnes. Mélenchon a ainsi fait revivre la mémoire ouvrière en s’appropriant les symboles du bassin minier. Le leader du Front de Gauche avait également engrangé le soutien du MRC, véritable force de frappe de la circonscription, et de certains élus socialistes, convaincus que Mélenchon pouvait alors instaurer une « gauche sans complexe et sans casserole ». En effet, Mélenchon, conscient que élection se jouait au premier tour, pariait sur une mobilisation massive de l’électorat socialiste en apparaissant comme la relève à gauche dans un département où le PS est fragilisé dans des affaires de corruption et de clientélisme. Mais cela n’aura pas suffi à Mélenchon pour s’imposer devant le socialiste, Philippe Kémel, jusqu’alors considéré comme « le plus connu des candidats inconnus ». Mais la défaite est encore plus amère pour Mélenchon quand on sait qu’il n’y a que milles voix d’écarts entre les deux candidats.

Le candidat du PS avait pourtant mené une campagne sans grande originalité, incarnant à merveille la « normalité » engagée par Hollande lors de la présidentielle. En effet, cet ancien professeur d’économie logistique, au profil très technocratique paraissait bien effacé face au duel front contre front et tout le battage médiatique qui s’articulait autour des candidatures de Mélenchon et de Le Pen. Mais c’est cependant cette campagne un peu terne qui fut sa principale force. En s’appuyant sur sa légitimité de représentant de la majorité présidentielle dans une circonscription qui a voté à plus de 60 % pour Hollande au second tour de la présidentielle, Philippe Kémel a su offrir une perspective rassurante aux électeurs. Fort de son expérience de terrain en tant que Maire de Carvin, deuxième ville de la circonscription, et Vice-Président du Conseil régional a conférer une dimension locale et traditionnelle à sa campagne en se tenant à l’écart de la bataille entre les deux fronts à Hénin-Beaumont reclus dans sa Mairie de Carvin. Ainsi, Kémel s’est contenté d’une seule réunion publique à l’occasion de la visite de soutien de Martine Aubry, qui n’avait pas cédé face aux demandes de certains élus locaux qui plaident en faveur du désistement du candidat socialiste en faveur de Mélenchon dès le premier tour. Philippe Kémel avait également l’avantage de n’être en rien associé aux affaires de corruption et de clientélisme qui minent la fédération socialiste du Pas-de-Calais. Mais surtout, Phillipe Kémel doit incontestablement sa présence au second tour à son fief de Carvin, seule municipalité de la circonscription où il est arrivé en 2e position.

L’équipe de campagne de Mélenchon s’accorde à justifier la défaite de Mélenchon par la publication d’un sondage juste avant le premier tour plaçant Philippe Kémel comme le candidat le mieux placé pour battre Marine Le Pen au second tour. Le candidat socialiste disposant alors d’une majorité plus confortable a donc pu bénéficier d’un vote utile de taille puisque lui permettant sa qualification au second tour au nez et à la barbe de Mélenchon qui n’apparaissait alors pas en mesure de battre le Front National. En effet, Mélenchon est tenu comme responsable de toute l’agitation médiatique déferlant sur Hénin-Beaumont qui finissait par agacer nombre d’habitants. Même si le Front National était lui aussi impliqué dans ce battage médiatique, Mélenchon, arrivé plus tardivement est considéré comme le principal coupable de ce climat de tension. Même si Mélenchon a centré sa campagne sur le terrain social en défendant l’augmentation du Smic à 1700 €, il est plus apparu comme revanchard de Marine Le Pen, menant une bataille personnelle et non électorale. Ainsi, le candidat du Front de Gauche n’est pas parvenu à se défaire de son image de « parachuté » surtout lorsqu’il avait face à lui, Marine Le Pen implantée depuis 2006 à Hénin-Beaumont et bénéficiant du solide soutien de militants de terrain qui ont collé et tracté sans relâche. Les fameux faux tracts appelant à voter pour le candidat du Front de Gauche en français et en arabe ont aussi participé à éliminer Mélenchon dès le premier tour. En effet, nombreux furent les habitants de la 11e circonscription à n’y avoir vu que du feu.

Mélenchon éliminé, le PS et son représentant, Philippe Kémel doivent désormais affronter seuls Marine Le Pen, déjà très agressive envers son nouvel opposant qu’elle considère comme un candidat « inodore, incolore, sans saveur, sans portée, et donc inutile ». Surtout, elle lui reproche de ne pas avoir dénoncé la gestion calamiteuse de l’ancien Maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, démis de ces fonctions pour corruption, détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme. Après la bataille front contre front, la guerre Front national contre Front républicain risque d’être brutale à Hénin-Beaumont. Cependant, les militants socialistes restent confiants. Marie Le Pen fait certes 42 % dès le premier tour, mais il lui sera difficile de mobiliser pour le second tour, ne pouvant tabler que sur quelques maigres réserves de voix. Fort de son enracinement local, Philippe Kémel pourra quant à lui bénéficier d’un soutien massif des électeurs de Mélenchon et aussi de la droite modérée et républicaine qu’incarne le candidat du MoDem soutenu par l’UMP, Jean Urbaniak. Derrière cette surprise qu’est l’élimination de Mélenchon au premier tour, il faut tout de même rappeler que l’abstention a atteint 42 % dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Ainsi, le destin de la 11e circonscription est désormais entre les mains des abstentionnistes.

Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

La France vote, Hénin-Beaumont aussi…

C’est sans doute la circonscription la plus observée de France. Dans quelques heures retentira l’heure de vérité pour les candidats de la 11e circonscription du Pas-de-Calais au sortir d’une impitoyable campagne au paroxysme de la violence.

Jean Luc Mélenchon (Front de Gauche)

C’est la bataille la plus risquée de sa longue carrière politique. Toutefois, même si Marine Le Pen a recueilli 30 % des voix au premier tour dans la 11e circonscription, la circonscription reste très ancrée à gauche puisque ses habitants ont voté à plus de 60 % pour Hollande au second tour. Dans ce contexte, le candidat du Front de Gauche bénéficie d’un atout de poids. En effet, le Parti socialiste local est miné par des affaires de corruption et de financement occulte à répétition. Mélenchon fait donc tout pour séduire les électeurs socialistes de la circonscription pouvant compter sur le soutien en off de certains élus socialistes et du MRC, importante force de frappe dans la circonscription. Ainsi, Mélenchon a rapidement compris que son élection se jouait au premier tour. En effet, s’il est présent au second tour, il sera assuré d’une victoire face à Marine Le Pen rassemblant derrière lui les forces républicaines de la circonscription. En multipliant les réunions publiques, les meetings en plein air et en menant une marche pour la fraternité et contre l’austérité, Mélenchon a su donner une dynamique à sa campagne comme le prouvent les sondages qui le donnent gagnant dans tous les cas de figure. Ainsi, La venue de Mélenchon a remis en route la machine militante communiste du bassin minier qui sommeillait depuis la fermeture des mines et la fin des revendications ouvrières. Il fait campagne contre Marine Le Pen comme il la fait lors de la présidentielle. En effet, Mélenchon se nourrit de l’atmosphère pesante instauré par le Front National comme en témoigne la distribution de tracts anonymes pour s’inscrire de son combat contre le fascisme. Cependant Mélenchon doit aussi faire campagne avec son étiquette de « parachuté » et son arrivée tardive sur le terrain, faiblesse dont n’est pas affectée Marine Le Pen.

Marine Le Pen (Front National)

Installée depuis 2007 à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen joue d’abord son entrée à l’Assemblée nationale. Ainsi, son élection lui offrirait une plus forte visibilité nationale et validerait ainsi sa stratégie de dédiabolisation. En effet, en s’implantant sur une terre de gauche dévastée par un chômage massif et de fulgurantes destructions d’emplois, Marine Le Pen cherche incontestablement à apparaître comme la candidate des classes populaires. Elle a été la seule candidate du Front National qualifiée pour un second tour aux législatives de 2007. La liste menée par son bras droit, l’enfant du pays Steeve Briois aux municipales de 2009 avait atteint les 47 % après avoir dénoncé la gestion calamiteuse de la ville par l’ancien maire Gérard Dalongeville. En effet, Marine Le Pen peut s’appuyer sur sa garde rapprochée pour labourer le terrain en son absence. « La bande des 3 B » comme les appellent les médias locaux composée de Steeve Briois, son suppléant, de Bruno Bilde, son directeur de cabinet et de Laurent Brice, responsable de la fédération FN du Pas-de-Calais bénéficient d’une popularité sur le terrain à force de campagne sur les marchés et porte-à-porte. Cependant l’essentiel de ses forces se concentre à Hénin-Beaumont et peine à s’imposer dans les autres municipalités de la circonscription surtout quand celles-ci sont communistes. Créditée de 37 % pour le premier tour, Marine Le Pen espère bien transformer l’essai dans une circonscription où elle a atteint le score de 30 % au premier tour de la présidentielle.

Philippe Kémel (Parti Socialiste)

Mais pour espérer battre Le Pen, Mélenchon doit d’abord passer devant Philippe Kémel, maire de Carvin, deuxième ville la plus importante de la circonscription, investi par le Parti Socialiste. Même si la fédération socialiste du Pas-de-Calais est abîmée par les affaires de corruption, de détournement de fonds et de favoritisme, Philippe Kémel espère bien capitaliser sur le succès de François Hollande qui avait recueilli plus de 28 % des suffrages dans le bassin minier. Ainsi, Philippe Kémel, qui a l’avantage de n’avoir jamais été mêlé aux affaires du PS, mise tout sur son étiquette de candidat pour la majorité présidentielle. Surtout, le candidat socialiste espère bien jouer la carte de l’élu de terrain que lui offre son statut de maire de la circonscription et vice-président de la région, et s’efforce ainsi de donner une couleur locale à sa campagne centrée sur les préoccupations des habitants. Au-delà de la mauvaise image du PS local, Philipe Kémel doit aussi faire face à une division de la gauche. En effet, ses adversaires l’accusent de tricherie à la primaire interne où il n’a été désigné que d’une très courte majorité et n’ont pas manqué de faire pression dès l’arrivée de Mélenchon à Hénin-Beaumont pour son désistement dès le premier tour. Cependant, l’hypothèse d’un second tour opposant Marine Le Pen à Philippe Kémel n’est pas à exclure. En effet, l’écart se resserre entre Jean-Luc Mélenchon fort de ses 25 % et son rival socialiste crédité de 21,5 %. Surtout, dans le cas où Philippe Kémel serait opposé à la candidate d’extrême droite, le candidat socialiste s’imposerait avec 57 %, une marge beaucoup plus importante que celle de Mélenchon qui recueillerait alors 52 % des suffrages. En effet, en adoptant une posture sereine et en s’écartant du choc frontal qui sévit à Hénin-Beaumont, Philippe Kémel pourrait bien créer la surprise…

Jean Urbaniak (MoDem / UMP)

Face à la guerre des trois qui rassemblerait 83 % des voix, le candidat du MoDem, Jean Urbaniak est sérieusement en difficulté. La solution trouvée fut la formation d’un ticket MoDem / UMP inédit dans la circonscription afin de rassembler les forces de la droite et du centre, très peu implantées dans le paysage politique à Hénin-Beaumont. Fort de son expérience en tant qu’ancien député indépendant, qu’il fut entre 1993 et 1997, et de son ancrage local, le maire MoDem de Noyelles-Godault espère, grâce à cette alliance avec l’UMP local, pouvoir accéder au second tour. Cependant, Jean Urbaniak peine toujours à s’imposer dans la campagne marquée par le climat tendu entre les deux fronts. Grand absent sur les marchés et rendez-vous locaux de la circonscription, il mène une campagne sans grand relief en restant exclusivement dans son fief de Noyelles-Godault, seule ville du MoDem de la circonscription où toutes les municipalités sont socialistes ou communistes. Les sondages sont révélateurs de cette situation puisqu’il y est crédité de 13 %.

Marine Tondelier (Europe Ecologie Les Verts)

A l’ombre des poids lourds de la politique française et des barons locaux, une autre candidature fait son bout de chemin à Hénin-Beaumont. En effet, entre meeting, tractage sur les marchés et porte à porte, Marine Tondelier candidate d’EELV s’impose progressivement dans le paysage politique d’Hénin-Beaumont. Cette jeune Héninoise de 25 ans tout juste sortie de Science Po espère bien prouver que l’écologie est la meilleure solution pour répondre aux problèmes du bassin minier frappé de plein fouet par le chômage et la désindustrialisation. Lors du débat télévisé sur France 3 Nord-Pas-de-Calais, elle a fait entendre sa différence, en dénonçant le climat d’occupation instauré par la présence de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon dans la 11e circonscription. Marine Tondelier a ainsi montré sa volonté de travailler sereinement et paisiblement dans l’intérêt des habitants d’Hénin-Beaumont. Bien qu’elle ne soit créditée que de 2,5 % dans les sondages, elle espère tout de même créer la surprise et prouver qu’à Hénin-Beaumont, une autre Marine est possible.

Retrouvez les résultats du premier tour des élections législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où s’affrontent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ce soir à 18 heures sur le blog Front contre Front.
Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Mélenchon : Staline ou Hitler ?

Les habitants d’Hénin-Beaumont se souviendront longtemps de cette campagne des législatives. En effet, depuis l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, ce ne sont pas moins de cinq tracts anonymes qui ont été distribués dans les boites aux lettres du bassin minier. Mélenchon, plus habitué à être comparé à Staline par ses ennemis de la droite radicale s’est donc vu représenté sous les traits d’Adolf Hitler dans le dernier tract en date, avec en arrière-plan le slogan figurant à l’entrée du camp d’Auschwitz : "Arbeit macht frei". Le tout est accompagné d’une phrase prononcée par le leader du Front de Gauche lors d’une interview : « Notre objectif reste de battre le FN, de l’éradiquer politiquement, on y passera le temps qu’il faudra jusqu’à ce qu’on ait le dernier mot ».

Même si le procédé rappelle étrangement les faux tracts appelant à voter pour le candidat du Front de Gauche en français et en arabe, rien ne permet d’affirmer que le Front National est à l’origine de ces nouveaux tracts. En effet, il n’aurait pas été cohérent pour le Front National de dénoncer d’abord Mélenchon comme étant le candidat du communautarisme pour ensuite le représenter en candidat nazi. De plus, on peut s’interroger sur l’objectif qu’aurait le Front National à reprendre les mêmes codes dans un nouveau tract si c’est pour rester anonyme.  Le parti de Marine Le Pen, lancé dans une stratégie de dédiabolisation a tout de suite réagi face à la polémique déclenchée par ce tract. Ainsi, la présidente du FN a nié toute responsabilité dans la distribution de ce tract parlant alors de « pastiche ». En effet, il semblerait que le tract en question n’ait pas encore été distribué dans les boites aux lettres de la circonscription mais qu’il fut uniquement diffusé sur les réseaux sociaux. Là aussi, on peut se demander l’intérêt qu’aurait le Front National à diffuser d’abord le tract sur les réseaux sociaux avant de le distribuer dans les boîtes aux lettres. Ainsi, ce tract peut provenir de n’importe qui, même n’étant en rien concerné dans le combat d’Hénin-Beaumont. C’est donc tout naturellement que le Front de Gauche serait à l’origine de ce tract. En effet, Marine Le Pen a annoncé la diffusion d’autres documents de campagne très virulents après le faux-tract en arabe. Jean-Luc Mélenchon aurait tout à gagner en adoptant une stratégie de victimisation face aux campagnes incessantes de tractage menées par le Front National depuis son arrivée à Hénin-Beaumont. Le Front de Gauche a tout de même annoncé son intention de porter plainte. Aucune hypothèse n’est donc à exclure dans cette nouvelle affaire de tract qui s’annonce plus tendue que jamais. A Hénin-Beaumont, le duel front contre front se résume ainsi plus souvent à une guerre des tracts qu’à un véritable débat de fond sur les préoccupations des habitants qui sont nombreux à souffrir du chômage et de la désindustrialisation.

Tagué , , , , , , , , , , , , , ,
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 62 followers

%d bloggers like this: